Ce soir, j’étais remontée comme une pendule alors je me suis dit que j’allais faire un billet pour dénoncer le fascisme, les pu(ri)tains1 de moralisateurs, la misogynie, l’homophobie, et tous les connards qui sont pas foutus de laisser les gens vivre leur vie comme ils l’entendent. “Après avoir fini ma grue”, me suis-je dit, en pliant consciencieusement (et mal) mon carré de papier, les sourcils froncés, le front tout plissé et la langue tirée (il faut sortir sa langue pour se concentrer, c’est le secret du talent de David Gilmour). Et puis, je sais pas si l’origami a véritablement des vertus apaisantes, si je me suis rapprochée de 2 microns du moine zen, ou si c’est la joie de voir que mon pliage avait un vague air de ressemblance avec la photo sur l’écran en face de moi, mais je me suis dit que non, ça ne servait à rien, qu’il valait mieux ignorer les fâcheux afin qu’ils restent dans l’ombre. Comme disait le sage africain, le gnou de tes injures galope sur le chemin de brousse de mon indifférence.

Donc je vais plutôt tenter de battre mon meilleur score 2007 sur Zoo Keeper, pour communier avec l’Araignée.

1. Huhu je fais du Gilda.
2. Celui qui a ri en lisant le titre gagne un bon point (Esther t’as pas le droit de jouer). Celui qui trouve l’appel de cette seconde note est un menteur, il ne gagne rien.