Préambule : Le premier qui vient me dire que ça va rien changer, que dans trois jours on sera revenu au train-train de la crise et toute cette sorte de choses, je lui mets un coup de 38 coqué dans le fondement.

Je n’ai pas osé y croire malgré tous les sondages et tous les signaux qu’on nous envoyait depuis les États-Unis de l’Amérique, parce que c’était trop, trop bien, trop classe, trop comme dans les films, trop comme dans les rêves. Je ne trouve pas de mots pour dire à quel point je suis épatée par le geste des Américains, je les embrasse tous, oui, même ceux qui n’ont pas voté pour Obama, parce que la démocratie c’est aussi le droit d’être un vieux con réactionnaire et minoritaire.

Je pensais recopier ici le I have a dream de Martin Luther King, mais je trouve beaucoup plus approprié de mettre la version de ABBA (en plus c’est celle de l’Eurovision de Stockholm, elle est collector).


ABBA - I Have a Dream - Live à l’Eurovision de Stockholm

Pourquoi ABBA, me direz-vous. Eh bien, parce que. C’est plein d’inspiration et de positivisme cette chanson, ça va très bien avec le mood de la soirée :

I have a dream, a song to sing
To help me cope with anything
If you see the wonder of a fairy tale
You can take the future even if you fail
I believe in angels
Something good in everything I see

Voilà, même ABBA le dit, « Yes, they can ». Notez qu’ils mettent la barre très très haut, là. Je pense que si on veut faire aussi bien qu’eux en 2012, en élisant, au hasard, un homosexuel de gauche, il faut commencer maintenant. Et montrer que nous aussi, on peut.