Parce qu’il fallait parer à toute éventualité.

J’avais arrêté de respirer depuis quelques temps déjà, vais-je maintenant arrêter de manger pour manifester mon désespoir intense et ma déception sans fond ? Oui je sais ce que vous allez dire, que dans le fond, ça aurait sans doute pas changé grand chose et tout ça. Non, je suis désolée, les Américains avaient une occasion en or de se réconcilier avec le monde entier, d’avoir le Président le plus classe du monde, plus beau que David Palmer, plus jeune que Martin Sheen. Ils ont simplement rallongé la liste des vieux cons. C’est triste. L’égoïsme, la peur, la bêtise, l’étroitesse, la facilité l’ont emporté. Avant je disais “Je n’ai rien contre les Américains, c’est à leur système que j’en veux.” Là je crois que je vais tout simplement me taire, et attendre.

Heureusement, au milieu du marasme, il reste Abba. Il faut vraiment que je trouve le temps de vous faire un vrai beau billet sur la philosophie Abba et la Abbathérapie, je me suis beaucoup remise en question sur le plan spirituel ces derniers temps. Bref, comme je vous l’expliquerai bientôt, Abba peut vous aider à chaque instant de votre vie, même en cas de défaite des Démocrates à une élection américaine. Regardez (et écoutez plutôt) :


Abba - Fernando

There was something in the air that night,
The stars were bright,
Fernandooooooo
They were shining there for liberty,
For you and me,
Fernandooooooo
Though we never thought that we could loose,
There’s no regret.
If I had to do the same again,
I would, my friend,
Fernandoooooo

Chantez ça bien fort, en remplaçant Fernando par Obama. Vous vous direz que tout n’est pas perdu, c’est pas grave. L’élan était beau, Obama l’est toujours (beau, si vous suivez bien), puis la vie c’est aussi des coupes de cheveux et des paillettes (d’ailleurs avec ma nouvelle frange j’ai beaucoup plus le look pour brailler Super Trouper quand je fais la vaisselle).