Le catastrophisme ambiant commence à me courir sévère. Malgré les déclarations hypocrites sur le retour de la confiance (et donc de la consommation), tout est fait, depuis quelques années, pour maintenir les populations dans une trouille permanente : insécurité, terrorisme, crise financière. La peur est bien plus payante pour les gouvernements que la confiance et la sérénité. Il est facile de convaincre une population effrayée qu'elle a besoin de ses dirigeants ; il est facile, dans un contexte anxiogène (néologisme à abolir, par pitié), de faire accepter ce qui serait intolérable si la capacité d'analyse et de recul des gens n'était pas paralysée par la peur de l'avenir.

Je n'ai pas peur du terrorisme, de la crise financière mondiale, de la fin du pétrole ou du réchauffement climatique. Quoiqu'il arrive, je suis bien décidée à faire avec, et certainement pas à me planquer chez moi avec un fusil et 3 Louis d'or d'économie. Et aucun gouvernement ne me fera croire que j'ai besoin de sa protection. La peur est le premier ennemi de la liberté.