Ayé ! Comme vous pouvez le voir si vous êtes sur ce site et pas dans votre lecteur de flux forcément plus moche que le thème que je me suis appliquée à fabriquer, suant sang et eau, un boulet au pied, poursuivie par les loups en écoutant Francis Lalanne (skilaminouch), vous pouvez voir que les mites sont de retour, annonçant la conclusion de l’emménagement telles les hirondelles, le printemps sous des cieux plus cléments que celui-ci.

Je suis tout d’abord ravie de voir qu’une intuition que j’avais avant de partir se confirme : les journées durent plus longtemps dans ce pays. J’ai du travail en masse (je viens d’ailleurs d’être recrutée sur un projet passionnant), mais je ne suis pas stressée. Je dors tout ce qu’il faut par nuit, mais mes matinées ne s’évanouissent pas comme par enchantement. Je passe des plombes dans la salle de bain. Je discute avec Esther sur MSN. Je fais de la vraie nourriture qui salit plein de poêles et de casseroles. Je regarde des films. Je vois des gens. Et hier soir, j’ai enfin pu ouvrir ce très beau livre du grand David Carson, plein d’images pour baver dessus.

Le bureau, protégé par copain lapin

Je n’ai jamais eu à ce point le sentiment d’avoir du temps, de pouvoir profiter de chaque heure de la journée sans qu’une seule disparaisse dans les méandres du quotidien. Ça tombe bien d’ailleurs, parce que j’ai pas mal de projets en tête, comme me remettre sérieusement à la musique et — peut-être — ouvrir un autre blog qui servira plutôt de gestionnaire de bookmarks pour tout ce qui concerne le graphisme et qui me fait rêver tous les jours. Mais ça reste à voir, pour l’instant je vois venir et je m’amuse au boulot (ça n’arrive pas souvent) et dans la cuisine (j’ai une vraie gazinière ! avec du vrai gaz qui fait des vraies flammes !! Sssiiiiii c’est épatant, je vous jure, et encore je vous parle pas du four à chaleur tournante qui se nettoie tout seul), entre autres. D’ailleurs, y a quiche-party ce soir, je vais encore aller jouer.

Mais ne vous en faites pas, la Belgique n’est pas du tout en train de me tranformer en femme d’intérieur. De toutes façons c’est parfaitement impossible parce que j’ai atteint l’âge critique où selon moi on devient femme sans y parvenir du tout, je suis ad vitam une post-ado révoltée. J’ai donc également comme projet (ça va prendre du temps je vous préviens) de tester dans les plus brefs délais les meilleurs bars à bière de la capitale des frites.