À lire dans le journal de votre choix, ou à entendre sur votre radio préférée.

Ça fait un moment qu'elle était revenue (autour de 2004-2005), mais c'était officieux, on m'avait même expliqué que je comprenais rien à la vie, jeunette que je suis, quand je l'avais dit sur mon vieux blog.

Cette fois, c'est réglé. Pour les chaînes publiques, pas de pub, donc pas de budget indépendant, et un président nommé par l'exécutif en place. J'aimerais bien pouvoir dire « trop gros passera pas », mais ça c'est parce que je suis une indéfectible optimiste.

En tout cas, je vois que le modèle chinois fait des émules. D'un côté on débride totalement l'économie, de l'autre on renforce encore et toujours le contrôle des médias par l'État, que ce soit par un système rodé d'auto-censure et de collusion des intérêts personnels dans les médias privés, ou par une prise de pouvoir forcée sur les médias publics.

Pour Guaino, les autorités administratives indépendantes sont « contraires à l'esprit républicain» . C'est exactement ça. Le sacro-saint esprit républicain est érigé en dogme par le gouvernement, et réduit aux idées du parti au pouvoir. Vous êtes d'accord ? Tant mieux, donc vous me laisserez dire que dans la bouche de Guaino, esprit républicain = dogme du parti. Les médias doivent s'y conformer, sinon c'est mal.

CQFD.