Quand je sors pour faire des trucs palpitants et aventuresques comme déposer un chèque à la banque ou retrouver Jack à la fin de sa journée pour qu'on aille boire une bière se promener dans la riante capitale (d'ailleurs la dernière fois qu'on est sortis on est rentrés en courant en se disant qu'il était temps qu'on se tire tellement que c'est pas humain cette ville), je prends l'appareil photo avec moi. Attention, ce n'est pas pour faire des photos, c'est pour en prendre. Dans mon quartier je passe tous les jours devant des trucs que je trouve rigolos ou jolis, alors je les prends en photo pour les garder avec moi.

Mairie du 12è - rue de Charenton

Je ne cherche pas le reflet des branches dans les flaques d'eau ou le chat qui montre son museau derrière le vieux rideau pendu à une fenêtre sale. Je ne passe pas des plombes dans Gimp à ajuster les courbes de niveaux de mes oeuvres artistiquement désaturées. Je laisse ça à d'autres, entre autres à ceux qui savent à quoi servent les boutons de leur appareil photo, et ceux qui pensent que deux cailloux sur le sable en noir et blanc bien dramatique, ça en jette grave et il faut le mettre sur Flickr.

Place de la Nation

Bref, je m'éloigne de mon sujet, je voulais faire un billet aigri, parce que le temps est pourri. J'ai renoncé au printemps, j'attends l'été de pied ferme, mais il a pas intérêt à être trop chaud, non je veux juste qu'il fasse soleil. Et aussi, je pensais à ces photos parce que ce week-end, j'aurais bien été me promener, pour en prendre d'autres, par exemple sur le chemin du Monoprix. J'aurais bien fait un autre thème pour Dotclear aussi, j'ai des tas d'idées. J'aurais bien fait une sieste sur le moelleux canapé rouge. J'aurais bien fait des tas de trucs.

Mais ce week-end, j'avais 16 000 mots à traduire. Et là je viens de terminer.