Polices et typo sous Linux (et ailleurs aussi)
Quiconque a utilisé autre chose que Linux — au hasard, Windows ou MacOS — est bien obligé d’avouer que s’il y a bien un truc qui n’est pas au point dans les OS libres, c’est le traitement des polices, autant dans l’interface que dans les applications. Pourtant, en insistant un peu, il est possible d’obtenir des résultats assez corrects, voire atteindre l’émerveillement et cesser de faire son Caliméro en contemplant la finesse de l’anti-aliasing de Lucida Grande sur le Mac de votre voisin. Retrouvons le goût de jouer avec les fontes sur notre OS favori.
Pour récompenser les courageux qui se lancent dans la lecture de ce billet trop long, un peu de musique d’accompagnement, au hasard du Mahler (que j’écoutais en écrivant) :
G. Mahler, Symphonie No 6, 3ème mvt (Andante)
I. Rendre service à ses yeux en réglant le lissage
II. Je comprends pas ça reste moche
III. Les polices indispensables sous Linux
IV. Outils pratiques
V. Tout cela est proprement fascinant, mais je les trouve où les belles polices ?
I. Rendre service à ses yeux en réglant le lissage
Avant toute chose, vérifiez que le lissage des polices est correctement réglé. Les paramètres de lissage (anti-crénelage, anti-aliasing, etc.) des polices se trouvent généralement quelque part dans ceux de l’interface utilisateur, et ils sont deux, ça augure pas trop mal.
- Utiliser le lissage : Léger / Moyen / Important. Visiblement, léger donne les meilleurs résultats. Les autres options (dont celle par défaut) font des pâtés dès que vous voulez autre chose que Déjà Vu Sans comme police d’interface.
- Utiliser la sous-pixelisation : oui oui oui, et ensuite on regarde celle qui fonctionne le mieux. RVB, c’est très bien. Chez moi les autres options font instantanément saigner mes yeux et on frôle la crise d’épilepsie.
À vous de voir quelle est la meilleure combo, ça change peut-être en fonction de l’écran et de la carte graphique.
II. Je comprends pas, ça reste moche
Il reste que le traitement des polices est partagé entre l’interface et les applications. Si vous voulez un exemple, comparez le rendu d’Arial dans Abiword, OpenOffice et Firefox :
Si je trouvais comment on insère facilement une espace insécable dans Abiword, je ne me servirais plus que de ça. Open Office fait n’importe quoi avec le kerning (l’espace entre les lettres) et c’est un scandale, messsieurs-dames.
Sachez également que Gimp est assez nul en matière de rendu de polices, si vous voulez faire les choses proprement, travaillez vos typos sous Inkscape puis faites le reste de votre gloubi-boulga sous Gimp (ou restez sous Inkscape si vous comprenez quelque chose au vectoriel, moi ça me dépasse).
III. Les polices indispensables sous Linux
La Déjà Vu Sans vous sort par les yeux ? C’est pas très sympa de votre part, elle est pleine de qualités cette police, surtout dans les petites tailles (et on dirait que l’anti-aliasing d’Ubuntu a été optimisée pour elle). Par contre, sa cousine serif est vraiment moche, pis d’abord nous aussi on veut de la Lucida.
Si ce n’est pas déjà fait, installez les msttcorefonts, le lot de polices Microsoft utilisées partout sur le web :
sudo apt-get install msttcorefonts
Dans le paquet, il y a Lucida Sans Unicode. « Trop génial ! Une Lucida ! Je vais la mettre partout dans mon interface, ce sera top avec mon thème de bureau MacOS. » Je vous arrête tout de suite. D’abord, les thèmes MacOS sous Linux, y en a marre, genre overdose. Ensuite, Lucida Sans Unicode, c’est la pire arnaque de l’histoire de Microsoft. Les corefonts ont un seul but : repecter le travail des designers qui choisissent les polices de leurs sites. Par contre, pour Linux, il y a les Luxi.
Et kocé qu’on voit sur l’image ?
- L’espacement des lettres est bien plus harmonieux dans la Luxi
- Certains caractères sont bien mieux formés (indice : le d)
- La Serif est très classe avec ses caractères étroits et son air de presque didone.
- Luxi Sans convient parfaitement comme police générale d’interface (toujours si le lissage est bien réglé).
Installation :
sudo apt-get install ttf-xfree86-nonfree
Si vous aimez le style Didone, vous pouvez aussi installer les polices utilisées par LaTeX même si vous n’utilisez pas cette application. Vous pouvez donc télécharger les Computer Modern Fonts depuis cette page, par exemple.
Petit rappel : pour installer des polices sous Linux quand elles ne s’installent pas via les dépôts, placez tout simplement les fichiers de polices (
.ttfet.otfle plus souvent) dans le répertoire.fontsde votre répertoire personnel. Si le dossier n’existe pas, créez-le. Pour utiliser les polices que vous venez d’installer, inutile de redémarrer, elles sont chargées au lancement des applications.
IV. Outils pratiques
Gnome-specimen
Cette petite appli (sans lequel j’aurais vachement galéré pour écrire ce billet) permet de prévisualiser et de comparer des fontes. Pour plus de détails, voir ce billet de l’autre jour.
FontForge
FontForge permet, comme son nom l’indique, de créer et de modifier des fontes. Vous pouvez ainsi vous lancer et fabriquer votre police qui laissera sans nul doute une profonde empreinte dans l’histoire de la typographie (lisez quelques gros livres avant quand même si vous voulez faire quelque chose de classe).
Plus modestement, j’utilise ce programme pour compléter les polices qui ne possèdent pas de caractères accentués. L’interface, certes moche, est très claire et utilisable. Par exemple, pour faire un É, il suffit de copier le E de la case E dans la case É et de lui faire un bel accent, que vous pourrez ensuite réutiliser pour faire un È. Trop facile.
Installation :
sudo apt-get install fontforge
V. Tout cela est proprement fascinant, mais je les trouve où les belles polices ?
Si vous êtes gourmand
Évidemment, il y a dafont.com. Vous y trouverez des milliers de polices de toutes sortes… et de toutes les qualités. J’aime bien perdre mon temps sur Dafont, mais
- Le classement n’est franchement pas très parlant
- Il y a beaucoup, beaucoup de trucs moches, et une police moche, ça se voit tout de suite et ça fait pas pro. La typographie ne supporte pas la médiocrité.
Par contre, ils ont une fantastique réserve de Dingbats en tous genres, qui peuvent rendre de grands services quand on sait pas dessiner et qu’on veut de jolies puces / icônes / bidules décoratifs, sur un site par exemple.
Et les polices vraiment classes ?
Elles s’achètent dans des fonderies, messieurs-dames. Mais à moins d’être designer et de passer l’achat de fontes en frais professionnels, le prix est rédhibitoire quoique largement justifié par la masse de travail que représente l’élaboration d’une police.
Heureusement, les fonderies proposent souvent quelques polices gratuites et plus ou moins libres d’utilisation. Vous pouvez écumer Google et les sites de fonderies pour les trouver, ou faire confiances aux experts de Smashing Magazine et I Love Typography.
Ces deux magazines présentent régulièrement des polices issues de bonnes fonderies (attention, dans ILT il s’agit souvent de fontes payantes). Je vous recommande d’aller faire un tour sur les billets Free fonts de Smashing Magazine, par exemple en commençant par là. Et vous aussi vous pourrez dire :
Ouais, d’accord, mais moi je code tu vois
Oui, même les inconditionnels de la console et de l’éditeur de texte ont le droit de jouer avec les polices. C’est même très important : une bonne police à chasse fixe (monospace) doit être très lisible et assurer une bonne distinction entre certains caractères critiques : l et 1, O et 0, entre autres. Un jour, j’ai eu une crise et j’en ai essayé des tas, mais peu m’ont convaincue :
Je trouve que la monospace par défaut de Linux (monospace, Déjà Vu Sans Mono, Bitstream Vera Sans Mono, tout ça c’est la même chose ou à peu près) est très bien, mais ma préférence va à ProggyClean, à utiliser uniquement en 12pt sans anti-aliasing. Par contre, ne me demandez pas où j’ai récupéré Monaco, je ne m’en souviens plus.
Épilogue
Pour la Sixième de Mahler, Boulez et Bernstein s’en sortent très bien tous les deux, même si Bernstein fait un peu trop du Bernstein. Et toutes mes confuses, j’aurais pu choisir un mouvement plus rigolo (dans une autre symphonie par exemple), mais que voulez-vous, la Sixième je résiste pas.
5 juin 2008, 14h12 – in Ça fait du bien aux yeux – Lien
Commentaires
Par Di@blo
Merci de faire partager, je retiens le billet, pour quand j'aurais l'occasion de voir ça en détail :)
Par mauriz
Cela fait quelques temps que je n'ai plus touché un Linux, mais le "hinting" me semblait bien trop agressif, déformant beaucoup trop certains caractères. Après c'est peut être une affaire de goût: certains préfèrent le mac parce qu'il respecte davantage la forme de la lettre au détriment de la netteté. Certains préfèrent windows pour la netteté qui prime sur la fidélité (Helvetica est un vrai massacre sous windows).
Samedi a lieu l'Ubuntu Party: j'irais voir si j'arrive enfin à me faire au rendu des polices dans cette distribution...
Par Nimwendil
Wow, la classe ce billet, ça valait le coup de passer du temps dessus ! Je vais tuner deux ou trois choses ce soir je crois :)
Et très bonne idée le paragraphe spécial codeurs. Ce problème des 1/l et 0/O est vraiment rédhibitoire avec certaines polices.
Sous Visual Studio par exemple (désolé de parler un peu de Winwin...), le choix par défaut est complètement stupide à ce niveau. Sous ce logiciel et d'autres pour éditer/lire du code sous Windows, je conseille fortement d'utiliser Bitstream Vera Sans Mono en taille 9 ou 10, c'est mieux pour les yeux et ça peut faire gagner un temps fou.
C'est une police libre qu'on trouve partout, et elle est notamment incluse dans OpenOffice.
Par contre, jamais fait gaffe à ce qu'elle donnait sous Linux.
Par No'
Sur BoingBoing, ils avaient fait de la pub pour Droid Sans Mono. Elle n'est pas libre, mais elle reste beaucoup plus lisible à mon goût que les polices "mono" disponibles par défaut :
http://www.boingboing.net/2007/11/1...
Par LordPhoenix
Très intéressant ce billet c'est vrai que la gestion des polices et loin d'être optimal sous Linux c'est sympa de voir quelqu'un qui connaît les deux nous faire profiter de son savoir. Par contre petite précision technique la sous-pixelisation ne s'utilise qu'avec les écrans LCD pas les écrans à tubes (et oui il y en a encore qui n'ont pas cédé aux sirènes du marketing).
Par Mitternacht
LordPhoenix > tu as parfaitement raison, j'ai pas du tout fait attention à ça parce que j'ai toujours eu Linux sur des laptops.
Nim > sous Linux, Bitstream Vera Sans Mono donne exactement la même chose que Monospace et Déjà Vu Sans Mono, d'ailleurs j'ai mis à jour le billet pour préciser ce détail. Tu en as donc un exemple dans la section "polices pour coder".
Par giz404
Pour ma part, je trouve que le rendu des polices (une fois réglé) est bien meilleur sous Linux que sur Osx (n'évoquons même pas windows XP...)
Sur certaines fontes (Gill Sans par exemple), Osx produit un truc épais et vaguement pixellisé alors qu'Ubuntu me donne entière satisfaction.
Par michel v
Nu : la monospace Droid n'a pas de zéro barré, elle se disqualifie donc d'entrée de jeu pour coder confortablement.
Mitt : Monaco vient de Mac OS, c'était la police de l'interface pré-OS X. Je code avec tous les jours, et quand je dois coder hors Mac je m'arrange toujours pour l'installer.
Par papillon41
Je ne connaissais pas la combine du dossier ".fonts" dans mon "répertoire personnel".
C'est plus simple que "usr/share/fonts/truetype/" dans "système de fichier", et il n'y a pas besoin de tripoter les permissions!
Par Vincent
Bon moi j'ai déjà la 6ème de Mahler par Bernstein, mais je note d'essayer la version de Boulez un de ces jours.
Par papillon41
J'ai trouvé "monaco" ici : http://www.lowing.org/fonts/
Facile à installer sous "ubuntu" avec la méthode à Mitternacht.
Par Pierre
Hm, c'est très étrange, j'ai l'impression que sous Ubuntu, l'optimisation « légère » change complètement la taille des polices par rapport aux autres types d'optimisation... ça fait ça chez vous ?
En tout cas, billet très intéressant. Comme j'utilise un écran LCD, j'ai adopté le lissage par sous-pixel et ça m'a l'air d'être un peu mieux !
Une question me hante toutefois depuis des lustres, moi qui affiche pas mal de sinogrammes sur mon PC : sais-tu comment résoudre le terrible effet de mocheté sur les polices de caractères asiatiques ? Polices non lissées, problèmes de sélection des polices quand on tape du chinois (apparemment, Ubuntu mélange une police chinoise et une police japonaise, et le résultat est pour le moins aléatoire...) ?
Par Mitternacht
Pierre > C'est marrant ton histoire de tailles de police, chez moi ça ne fait rien de tel. Mais comme je l'ai dit, ce sont des réglages qui marchaient sur les laptops que j'ai utilisés (un Fujitsu, un Vaio et un Asus), je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres types d'écrans.
Quant aux polices asiatiques, je ne sais faire que pour le japonais, et de ce que j'ai vu, certaines polices supportent l'anti-aliasing, et d'autres non. La raison ? aucune idée, et c'est certainement compliqué. En passant, tu utilises quoi pour la saisie du chinois ?
Par Pierre
Damned... c'est fort bizarre (mon portable est un Asus).
Ce qui me pose problème, c'est que je tape du chinois traditionnel, qui comporte pas mal de caractères différents du japonais, et du coup tu vois tout de suite les caractères qui sont dans une langue et pas dans l'autre...
Pour taper du chinois, j'utilise SCIM, sachant que je galère bien parce qu'écrire du tradidtionnel en tapant du pinyin, c'est galère. En gros, les Chinois tapent du simplifié, mais les pas les Taiwanais ni les Hong Kongais. Seulement il n'y a que les CHinois qui utilisent le pinyin, les autres utilisent soient un alphabet spécial (bopomofo) soit une écriture à partir des racines du mot (dayi)... cf. ici < http://taiwaaan.over-blog.com/artic... > pour le bopomofo et là < http://taiwaaan.over-blog.com/artic... > pour le dayi... tout un programme.
Par Mitternacht
Pierre > je te dirais de faire un tour du côté de uim, et de son plugin uim-pinyin pour le chinois. Honnêtement, pour avoir testé avec le japonais, uim, combiné à uim-applet-gnome, est très efficace.
Par Osku
Les 'Fertigo' et 'Fontin' sont über classe je trouve sauf qu'étrangement à partir d'une certaine taille le mot "affichage" apparait "a chage" ;-) .
Merci de m'avoir fait également l'appli Gnome-specimen qui est très chouette.
Un petit lien sympa pour la route : http://duffy.fedorapeople.org/fonts...
Par Florent V.
Bonjour,
J’utilise Ubuntu Linux (environnement Gnome), et après quelques tests je n’ai trouvé aucune configuration qui soit parfaitement satisfaisante.
J’utilisais jusqu’ici la configuration par défaut: lissage en niveau de gris, optimisation moyenne. Pour des fontes optimisées pour un rendu «pixel», c’est l’idéal. Les core fonts de Microsoft passent très bien dans ce mode (donc ça rend la lecture de sites web très agréable!), et certaines fontes libres telles que DéjàVu Sans (fonte par défaut de l’interface) ou Liberation Sans (pas installée par défaut mais disponible dans les dépôts) ont un très bon rendu, avec des caractères très nets car très peu de pixels gris. Si je veux quelque chose d’encore plus net, je peux passer en optimisation totale. Par contre, l’optimisation moyenne ou totale fait des gros pâtés avec des fontes peu adaptées à ce mode de rendu, telles que Luxi Sans ou Gentium (très belle fonte serif, disponible dans les dépôts). Donc quand on tombe sur un site web qui a spécifié Helvetica avant Arial (et si on a une Helvetica installée, par exemple Helvetica Neue), on aura un rendu pas terrible. C’est rare, mais ça arrive.
Je teste actuellement le lissage sous-pixel. Effectivement, en lissage sous-pixel mieux vaut réduire largement l’optimisation, sur légère voire inexistante. Le rendu devient plus uniforme quel que soit le type de fonte, mais toutes les fontes sont légèrement floues. On obtient un résultat équivalent à ce que l’on a dans OS X.
Je suppose que ça peut varier en fonction du type d’écran et de divers paramètre, mais sur mon portable les deux options qui se dégagent sont:
1. rendu net de l’interface et de la plupart des sites web, mais mauvais rendu des fontes non optimisées pour l’écran: lissage niveaux de gris, optimisation moyenne (par défaut);
2. rendu uniforme de toutes les fontes, mais légère perte de netteté: lissage sous-pixel, optimisation légère.
En fait c’est surtout l’optimisation le nerf de la guerre: les fontes telles que Gentium, MgOpen Cosmetica ou Helvetica Neue marchent mieux sans la moindre optimisation, ou avec une optimisation légère. Elles seront légèrement «floues» mais fidèles, et on évite des problèmes d’approche, de «pâtés», etc. À l’inverse, les fontes telles que DéjàVu Sans ou Liberation Sans ont un rendu correct quelle que soit l’optimisation, mais lorsque l’optimisation est faible l’effet de «flou» se voit clairement (surtout sur une linéale!), tandis qu’une forte optimisation permet de gagner en netteté.
Voilà pour mes conclusions après ces quelques tests.
Autre sujet: sous Gnome, avec le clavier par défaut pour le français, il suffit de faire AltGr+Shift+Espace pour avoir une espace insécable. Dans Abiword, l’espace normale est représentée par un carré central gris (en mode affichage des caractères invisibles), tandis que l’espace insécable reste blanche.
La saisie de l’espace insécable marche de la même manière dans Open Office, Firefox, ou toute autre application (je ne sais pas si c’est lié à GTK ou à X, par contre).
On peut aussi taper Ctrl+Shift+U, puis a0 (la valeur unicode de l’espace insécable, en héxadécimal), et valider (entrée ou espace). Mais c’est plus long que AltGr+Shift+Espace.
Pour finir, je teste actuellement l’interface Gnome en Liberation Sans. C’est une fonte très proche d’Helvetica/Arial, et elle a même été conçue pour que la largeur des caractères corresponde à la largeur des caractères d’Arial, afin de pouvoir servir de police de substitution dans des documents, sans que cela provoque des différences dans les longueurs de lignes par exemple. Différence (et avantage pour une interface): les capitales sont un peu moins hautes, et donc plus discrètes.
Par michel v
« Les 'Fertigo' et 'Fontin' sont über classe je trouve sauf qu'étrangement à partir d'une certaine taille le mot "affichage" apparait "a chage" ;-) . »
C'est à cause de la ligature 'ffi', qui est soit mal gérée par Gnome-Specimen, soit mal gérée par Gnome ou X tout court.
Les ligatures, c'est le bien, je rêve d'une police avec les nombreuses ligatures que j'avais vues dans mon édition du Petit Prince (et nulle part ailleurs depuis, dommage).
Par Nimwendil
michel v > je serais curieux de voir ce que donneraient les ligatures un peu farfelues façon Pléiade dans mon Gnome ;)
En tout cas, les ligatures sont un des nombreux plaisirs de travailler en LaTeX comparé à Word. Le truc discret qui donne de la classe à tout le document.
Zut, v'là que je balance des trolls maintenant...
Par Kagou
Juste pour info :
espace fine insécable : [Alt Gr]+[v]
espace mot insécable : [Alt Gr]+[Shift]+[barre d'espace]
Par nemolivier
Pour les insécables, il suffit d’utiliser une disposition de clavier qui l’intègre déjà et la rend disponible partout — en plus de tous les autres avantages. Le bépo fait ça très bien sous tous les OS (l’insécable est alors en Maj + espace) : http://www.clavier-dvorak.org/wiki/...
Comme police, LinuxLibertine est superbe et de haute volée (caractères rares, ligatures, petites capitales…), pour de beau pdf : http://linuxlibertine.sourceforge.n...
Merci pour le Mahler qui accompagne.
Par Jean-Baptiste Bourgoin
Merci pour cet excellent article qui m'a permis d'améliorer considérablement le visuel et la lisibilité de mon bureau !
Inspiré par votre article, j'en ai écris un moi-même sur le même sujet :
http://linuxette.blogspot.com/2008/...
--
http://enarkeenologos.blogspot.com/
http://linuxette.blogspot.com/
Par Korrigan
Merci pour Mahler, ça fait du bien ! Pour info la Fontin, la Fertigo et la Delicious sont l’oeuvre d’Exljbris alias Jos Buivenga, un fondeur néérlandais de génie qui propose sur son site (http://www.josbuivenga.demon.nl/) une série d’autres fontes gratuites et superbes (dont la Diavlo, que j’adore pour les titres), libres de droits pour usage privé ET commercial… Un mécène pour les graphistes, en quelques sortes ;)
Par tarot
Je vois des pationnés de typo et c’est trés instructif!. Personnellement je teste les fontes avec le plugin texte de cinelerra car il est relativement brute il n’y a pas de traitement du coup si une fonte est male faite on le voit tout de suite. Mais il y a temps de fonts sympatique même mal faite . Je sais qu’il existe fontforge pour l’hôpitale des fontes mais c’est extrêmement difficile de prévoire tout les cas d’assemblage de lettre. Peut-être existe-t-il un soft qui est capable de tester tout ça et d’affiche les points faibles d’une fonte pour pouvoire la soignée. En tout cas je serais heureux d’apprendre que sa existe.
P.S.: Je fais pleins de fautes de français je m’en excuses par avance. Je suis dislexique depuis ma
naissance. En tout cas merci pour le lien vers le site de fontes elles cartonnent!