L'Irlande ne fait pas que de la bière
Par Mitternacht le vendredi 30 mai 2008, 17:22 - Ça fait du bien aux yeux - Lien permanent
Comme je le disais l'autre jour, je cherchais un compagnon pour mettre à côté de Vlad dans les beaux sites. Et en me promenant je sais plus trop où (sans doute à partir de là comme souvent), je suis tombée sur un collectif d'artistes super top bonheur, Candy (rien à voir avec la blondinette qui attend le petit prince des collines), qui publie régulièrement un magazine PDF à baver sur le clavier.

Quand on habitait dans le marais, il nous arrivait avec Esther de nous arrêter à l'Agora, une maison de la presse internationale au coin de la rue des Archives et de la rue Sainte Croix de la Bretonnerie1. Là-bas, on trouve Pif Gadget et La Vie du rail, mais aussi des tas de très très belles revues de 250 pages sur papier 120 grammes pleines de photos et d'illustrations superbes, vitrines de monde merveilleux des créatifs de notre temps. Ces revues coûtent généralement la peau de trois fesses, et j'ai pas les revenus des créatifs trendy en question, donc je les laisse sur leur présentoir. Et bien avec Candy, je peux baver gratos sur des pages et des pages (281 pour la dernière édition) de mises en page idéales. Et la chantilly sur la gauffre au nutella, c'est que ça vient de Dublin, et Dublin est une ville fantastique.
Alors voilà, Vlad, tu (je peux te dire tu, on est de la même année) as trouvé des voisins de première classe.
1. Si quelqu'un connaît l'origine du nom de cette rue je suis preneuse.
Commentaires
Hum : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Sa...
C'est toujours un plaisir de faire quelques recherches historiques.
« Sainte-Croix », c'est assez facile, les sources s'accordent sur le fait que les chanoines de l'ordre de la Sainte-Croix se sont établis là en 1258. Pour la « Bretonnerie », il faut remonter plus loin. Avant l'arrivée des religieux, l'un des fiefs du coin s'appelait le « Champ aux Bretons », il y en a qui disent qu'il y avait juste plein de bretons dans le coin, mais on a aussi une hypothèse plus spécifique dans « Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'à nos jours » (http://www.gutenberg.org/ebooks/187...).
« Sous le règne de saint Louis, dit Saint-Foix, il n'y avait encore dans ce quartier que quelques maisons éparses et éloignées les unes des autres. Renaud de Brehan, vicomte de Podouse et de l'Isle, occupait une de ces maisons. Il avait épousé, en 1225, la (p.106) fille de Léolyn, prince de Galles et était venu à Paris pour quelque négociation secrète contre l'Angleterre. La nuit du vendredi au samedi saint 1228, cinq Anglais entrèrent dans son vergier, le défièrent et l'insultèrent. Il n'avait avec lui qu'un chapelain et qu'un domestique; ils le secondèrent si bien que trois de ces Anglais furent tués ; les deux autres s'enfuirent ; le chapelain mourut le lendemain de ses blessures. Brehan, avant que de partir de Paris, acheta cette maison et le vergier, et les donna à son brave et fidèle domestique, appelé Galleran. Le nom de Champ-aux-Bretons, qu'on donna au jardin à l'occasion de ce combat, devint le nom de toute la rue. »
Merci beaucoup Thomas pour toutes ces infos, ainsi donc ce sont plus des Brittons que des Bretons, semble-t-il.
Reste que quand même, le quartier a changé.
j'ai vu un site vraiment trop drôle, je te conseille d'y aller, c'est http://www.lafermeenville.fr
Rien à voir, mais puisqu'on parle de bière...
http://www.lepost.fr/article/2008/0...
Plébéien masqué > Je connais une Kerdekel et un Bix qui trouveraient ça chouette aussi, je leur passerai le mot ;)
Cercamon > il fallait que ça vienne d'Australie. Fabuleuse trouvaille :D