Dans mon déménagement d'il y a presque deux mois, j'ai perdu une pièce et gagné un balcon. J'ai donc réveillé une envie sourde qui dormait en moi depuis un bon moment, et par un beau dimanche presque pas pluvieux, j'ai été dépenser des fortunes chez Truffaut. Résultat de la crise autonomiste : un petit plant de tomates pas cerises mais presque, de la ciboulette, du basilic et un pot de margerites mauves.

Le potager

Les margueritesDepuis, je suis absolument ravie. J'arrose les belles avec amour, et elles me le rendent bien. La ciboulette est déchaînée, on a beau la ratiboiser régulièrement pour agrémenter les ramens, on dirait presque que ça l'amuse, façon « Ah ouais, tu crois que tu vas me raccourcir avec tes misérables ciseaux ? Telle l'hydre, demain j'aurai repoussé trois fois ! » (Vous remarquerez en passant que ma ciboulette a fait des études de lettres assez poussées). Le basilic, limite rachitique lors de son adoption, se prend pour un arbuste et embaume à 20 mètres. Les marguerites, quant à elles, sont en voie de fleurir abondamment pour la deuxième fois.

Restent les tomates. Elles refusent de grossir. Un branche du plant est morte assez tôt, je l'ai enlevée, et comme elle était pleine de fruits, je l'ai gardée précieusement. Depuis, ces tomates ont rougi. Et sur le plant d'origine, bien vivant, les tomates rougissent aussi, surtout les bébés tomates. C'est joli, mais ça fera pas une salade. Alors, si vous avez de l'expérience en matière de tomates, peut-être pourriez-vous me dire le sort qu'il faut prononcer pour que les tomates grossissent un peu avant de mûrir. Pourtant, je les ai rempotées avec du super terrau, je leur donne plein à boire, et elles sont même pas en plein soleil, donc pas de brûlure à l'horizon.

Les tomates mortesLes tomates vivantes

Je vous en prie. J'ai le basilic. J'ai la mozarella. J'ai l'huile d'olive. Mais les tomates ne veulent pas se faire manger. Aidez-moi.