La Vie secrète des mites

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vendredi 1 août 2008

Příští stanice : Můstek

La version finale de Dotclear 2 est sortie. Je reviendrai plus loin sur tout ce qui fait que ce moteur de blog est fantastique, mais ce n’est pas ce qui compte le plus pour moi.

Il a fallu 1040 jours pour développer Dotclear 2. Je me souviens que mon frère, il y a quelques années, me chantait les louanges de Dotclear 1 et de son développeur. Je me souviens, il y a plus de deux ans, avoir vu l’ébauche de l’interface de la version 2 lors d’une soirée où Olivier était là. Pendant un moment, j’ai eu vent des coulisses du développement, par bribes éparses, par MSN interposé.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai vu tant de découragement que j’ai failli conseiller l’abandon, parce que je savais à quel point la période était douloureuse, et qu’il me semblait que le projet devenait une pression plus néfaste qu’autre chose. J’ai bien fait de me tromper.

Ces derniers mois, j’ai vu, jour après jour, Olivier ajouter les briques de la RC, puis de la finale, avec une assiduité et un enthousiasme rares.

J’ai vu aussi ce que représente ce projet pour tous les membres de l’équipe. J’admire leur persévérance et leur envie de faire vivre Dotclear, j’aime le plaisir qu’ils ont à être ensemble et à dépenser leur énergie pour ce projet. Tous uniques, de vraies personnalités, intéressantes, attachantes. Pour moi, la dimension humaine de Dotclear prend le pas sur le reste, mais encore une fois mon point de vue est une peu particulier.

Donc si vous voulez savoir pourquoi Dotclear 2 est le plus meilleur moteur de blog de la galaxie, rendez-vous sur le billet officiel de la release, c’est très bien expliqué et c’est plein de screenshots. Mais si mon blog tout bête tourne avec Dotclear 2, c’est beaucoup pour ce qui précède. Je suis une foutue sentimentale, je ne peux pas me refaire.

mardi 29 juillet 2008

Récolte des tomates

Récolte de micro-toms

Renseignements pris, ce que vous voyez ci-dessus est parfaitement normal. La Micro-tom est la plus petite variété de tomates au monde. Mais c'est comme les petits pimousses, c'est riquiqui mais super bon.

Il se passe des trucs de malade sur ce blog

Comme j'ai beaucoup de travail et plein de mails en retard, j'ai fait une page « À propos », et j'en ai profité pour faire officiellement reviendre mon billet fétiche de l'ancien bloug (tout ça se trouve sous la boîte de recherche). Oui, tant d'audace, ça ébourifferait Kojak.

lundi 28 juillet 2008

La bête histoire d'Henriette et Firmin

On va encore me traiter de misogyne, mais c'est marrant, j'ai souvent observé le schéma suivant :

Soit un garçon, Firmin. Firmin est un passionné ; il parle des choses qu'il aime avec enthousiasme et est capable de se consacrer des heures à ses activités favorites qui lui permettent d'exprimer son tempérament artistique et débordant.

Soit une jeune fille, Henriette. Henriette a envie qu'on l'aime comme dans les films. Henriette est fascinée par ce garçon talentueux et original qui parle si bien de choses très belles. Inconsciemment, elle a envie que Firmin lui parle d'elle comme il lui parle de peinture/musique/photo/bouillabaisse (rayer la mention inutile).

Firmin et Henriette tombent amoureux et commencent une jolie histoire, pleine de passion et d'originalité foudroyante (parce qu'il est si différent et qu'elle le trouve génial). Ils n'ont pas d'horaires, font l'amour n'importe où. Henriette apprend plein de choses sur ce qui intéresse tellement Firmin pour avoir avec lui des débats passionnants.

Et au bout d'un moment, Henriette se fatigue. Elle cesse de comprendre pourquoi Firmin s'intéresse à tous ces trucs inutiles et réclame son attention ainsi que plein d'autres choses bassement terre à terre.

Firmin, qui aime beaucoup Henriette, ne veut pas la blesser. Il met peu à peu de côté son tempérament passionné pour mieux plaire à Henriette. Après tout, sa passion pour Henriette vaut bien celle qu'il a pour la peinture/musique/photo/bouillabaisse (rayer la mention inutile).

Mais voilà. Une fois la distance prise avec ce qui l'animait, Firmin devient chiant. Enfin, un peu. Il ne bondit plus dans la cuisine en criant "Henriette, j'ai une super idée tu vas voir c'est génial". Il ne traverse plus d'épisodes de déprime profonde à base de "Je n'ai aucun talent, tout cela est vain, rhaaaa". Non, Firmin emmène Henriette au cinéma et après ils vont prendre un café et ils parlent du film. Henriette est contente. Firmin se consacre à construire leur couple.

Et puis quand même. Henriette se dit qu'elle aimerait bien que ce soit un peu plus comme dans les films où les amoureux font des projets fabuleux jusqu'à 6 heures du mat en fumant des clopes et en jouant de la guitare sous un poster du Che/une repro de Mondrian/un portrait de Bayrou. Pire que tout, Henriette n'a plus peur qu'une poufiasse vienne lui faucher son Firmin puisque le Firmin ne voit que par elle.

L'affadissement de Firmin et la disparition de la peur salutaire de voir l'autre se tirer viennent à bout du sentiment d'Henriette qui s'en va chercher ailleurs le frisson de l'amour passionné.

Paf. Firmin est tout seul et se demande en quoi il n'a pas été assez bien, c'est affreux. Henriette met tout ça sur le compte de la routine et pense que sa liberté retrouvée lui donnera ce qu'elle attend. Elle se fourre donc le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, ce qui est également affreux.

En conclusion

Mesdemoiselles. Ne cherchez pas dans l'autre ce qui va faire de votre vie un roman. Prenez les choses en main et soyez passionnée vous-même. Cessez de vouloir, par pure jalousie (oui oui), tuer ce qui vous a fait tomber amoureuse.

Messieurs. Défendez ce que vous êtes. Soyez pédagogues. Non, vous ne trompez pas Henriette en esprit quand vous passez 24 heures sur la grande oeuvre de votre vie. Et si Henriette s'obstine à ne pas comprendre, tant pis pour elle. Il y a plein de filles qui aiment vraiment les fous parce qu'ils sont fous, et pas uniquement parce qu'ils leur écrivent des chansons d'amour et leur donnent l'impression d'être furieusement originales.

The Font Conference

Merci à Aggelos, Xave et Midori qui m'ont passé ce lien en pensant que ça m'amuserait. Si vous avez toujours voulu savoir quel était le vrai visage des polices les plus connues, foncez :)

The Font Conference

Sinon j'ai trouvé mes jolis badges Helvetica de Unconfessable Ideas dans la boîte aux lettres en rentrant. Mioum.

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