La Vie secrète des mites

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A Guinness a day keeps the doctor away

Selon une source inconnue, scientifique et certainement très fiable (ah si, une trace ici), la Guinness est riche en antioxydants et possède des propriétés équivalentes à l'aspirine concernant la prévention des caillots sanguins. J'ajouterais qu'elle est pleine de bonne céréales et de houblon, connu pour sa haute teneur en vitamine B. Ainsi donc, la Guinness :

  • prévient le vieillissement
  • protège contre les accidents cérébro-vasculaires
  • constitue une bonne source de protéines pour les végétariens
  • fait une belle peau et de jolis cheveux, tout en aidant les dames à mieux vivre leur ménopause.

Merci, Guinness, de nous donner santé et bonne humeur depuis maintenant 249 ans (gros anniversaire en vue, donc).

Juillet

Il fait mi-moche, mi-tiède, le soleil se montre une fois par semaine, les rues de Paris sont vides, les kiosques à journaux sont fermés, les boutiques de fringues bradent leurs stocks invendables (mais c'est pas parce que c'est moins cher que c'est moins moche), ma tension est tombée à -3, pas de doute, c'est juillet. S'il n'y avait pas les gens sympas qui ne partent pas (ou alors pas tout de suite) en vacances et avec qui on peut partager un curry, on pourrait presque trouver ça déprimant.

Pour combattre la morosité latente et la baisse du pouvoir d'achat, regardons un robot-mouton.

En sucre

J'écoute Ingrid Bétancourt dans ma radio, là, et elle m'a tiré des larmes. Franchement, elle est forte, hier encore j'arrivais à faire des blagues de mauvais goût sur ses enfants (mais ça je vais continuer quand même hein).

Mon frère et moi on est trop des artistes

Dimanche dernier, il y avait raout familial dans le jardin des parents pour cause d'anniversaire de grand-mère, et mon Gru de frère et moi, légèrement alcoolisés, avons immortalisé notre rencontre (on ne se voit pas souvent, il est bruxellois d'adoption et très occupé) en prenant un air inspiré. Le résultat a dépassé nos espérances, ça avait vraiment une gueule de photo de pochette d'album (mauvais).

Les meilleures idées à la con sont celles qu'on pousse jusqu'au bout. Voilà ce que j'en ai fait, puis ce que mon frangin a répondu.

Version Mitt Version Gru

J'ai réfléchi, je crois qu'on peut pas faire plus abusé, merci Gimp, merci Toshop. Pour Iris, copine de mon frère, on est « un groupe Italo-Celtique avec beaucoup de synthé ». Je suis flattée. Je pense quand même qu'il vaut mieux qu'on s'en tienne aux pochettes.

Mystère de la poésie à l'américaine

Il y a une jolie chanson que j'aime beaucoup, All the night without love d'Elvis Perkins. Ce jeune homme fait de la nouvelle scène américaine, vous savez, le genre de gars qui raconte qu'il a commencé dans un garage, qu'il a fait les petits clubs, tout ça, c'est une aventure avec des potes, et c'est tellement beau New York la nuit, et faire 2000 bornes tout seul sur des routes désertes, ça c'est la vraie vie, parce que la beauté, tu vois, elle est partout. Le genre de gars, quand il est interviewé dans des magazines de rock trendy en anglais, y a une belle photo avec du grain, un mur de briques derrière, un escalier en fer, un chien qui passe, il regarde pas l'objectif et on dirait qu'il s'habille que dans les friperies (je parle pas du chien, là).

Ecce la chanson.

Le problème, c'est que je comprenais environ rien du tout à la chanson, sauf le dernier couplet, que je trouvais très joli, et qui participait beaucoup à la présence récurrente de ladite chanson dans mon lecteur. Finalement, j'ai été chercher le texte sur un site, et là j'ai compris. En fait, je comprenais le texte, mais c'était tellement nimp que je pouvais pas croire que je comprenais.

We walked the aisles aimlessly
With our kills painlessly
And we go all the night without love
In the darkened lonely corners
Where we place our drive-thru orders
And we go all the night without love
Without love

"Touch me" the graphic reads
On the magnetic athletic insole
She lets it go all its life without love
And can you imagine going to
“Got milk? dot com”
Do you go all the night without love
Without love

Well I once caused your cells to shimmer
And you once caused my cells to shimmer
Now we go all the night without love
Without love…

En fait, si le début me semblait cryptique mais sans plus, j'ai commencé à tiquer sur "magnetic athletic", en me disant que c'était le signe indubitable d'une tentative de poésie à l'américaine (entendez, j'emploie des mots compliqués parce que je réfléchis, tu vois je crois pas tout ce qu'on me dit à la télé). Mais j'espérais que le texte me donnerait la clé de ce deuxième couplet en me disant ce qui était magnétique et athlétique. Déception. Et plus ça va, pire c'est. J'ai même été voir gotmilk.com pour avoir la révélation. C'est un très joli site en flash qui dit que le lait, c'est bon pour la santé, et que c'est des vaches qui le fabriquent.

À ce moment précis, j'ai totalement renoncé à comprendre le sens de cette chanson. Peut-être que Raph y arriverait, il est très fort pour ça. Je continue d'écouter All the night without love, mais maintenant ça me plonge dans la perplexité. Je dois être totalement hermétique à la poésie urbaine à l'américaine.

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