La Vie secrète des mites

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Travaux

Aujourd’hui, je retape ce blog, ça va bouger toute la journée. J’ai jamais fini ce thème et aujourd’hui j’ai pas envie de travailler (la Chandeleur devrait être fériée). Et oui, je suis bien consciente que tu me lis par ton agrégateur, indulgent lecteur, et que donc tu t’en tamponnes gentiment.

Je ferai signe quand ce sera fini.

Edit :
Ayé c’est fini. J’aurais pas cru que ça suscite autant de réactions quand même. Les blogs sont morts, c’est ça ?

Edit 2 :
J’ai dit « retaper », pas faire tomber les murs pour en mettre des tout neufs.

Observons deux papillons

Ce soir, j’étais remontée comme une pendule alors je me suis dit que j’allais faire un billet pour dénoncer le fascisme, les pu(ri)tains1 de moralisateurs, la misogynie, l’homophobie, et tous les connards qui sont pas foutus de laisser les gens vivre leur vie comme ils l’entendent. “Après avoir fini ma grue”, me suis-je dit, en pliant consciencieusement (et mal) mon carré de papier, les sourcils froncés, le front tout plissé et la langue tirée (il faut sortir sa langue pour se concentrer, c’est le secret du talent de David Gilmour). Et puis, je sais pas si l’origami a véritablement des vertus apaisantes, si je me suis rapprochée de 2 microns du moine zen, ou si c’est la joie de voir que mon pliage avait un vague air de ressemblance avec la photo sur l’écran en face de moi, mais je me suis dit que non, ça ne servait à rien, qu’il valait mieux ignorer les fâcheux afin qu’ils restent dans l’ombre. Comme disait le sage africain, le gnou de tes injures galope sur le chemin de brousse de mon indifférence.

Donc je vais plutôt tenter de battre mon meilleur score 2007 sur Zoo Keeper, pour communier avec l’Araignée.

1. Huhu je fais du Gilda.
2. Celui qui a ri en lisant le titre gagne un bon point (Esther t’as pas le droit de jouer). Celui qui trouve l’appel de cette seconde note est un menteur, il ne gagne rien.

Le retour de la revanche parce que c'est l'automne

Oui, l’automne est arrivé vendredi après-midi, je sais que demain il doit faire une chaleur épouvantable, mais j’ai décrété que l’été était fini parce que cette saison ne sert à rien du tout, on dirait un long dimanche après-midi. Tout est fermé, y a rien dans les cinémas, on est mous, les journalistes sont encore plus nuls que d’habitude, c’est complètement déprimant. La seule chose qui me soit arrivée cet été, c’est une pyélonéphrite vraisemblablement dûe à un excès de bières artisanales belges, consommées lors de mon unique week-end de vacances.

Pour fêter la fin de mon estivation et mon retour à un fonctionnement cérébral normal, une jolie photo pleine de révolte.

Teprou.jpg

Et puis en rouvrant mon admin de Dotclear, j’ai trouvé dans la boîte à spam des un commentaires très gentils qui m’ont m’a rappelé qu’un blog ça pouvait être drôlement chouette des fois.

ABBA en page d'accueil pendant un mois et demi c'est juste pas possible

Ça fait un moment que je me dis que laisser mon gentil blog à l’abandon comme ça c’est un peu honteux, et hier ils ont dit dans la radio que Duffy avait remporté plein de Grammy Awards, et ça m’a tellement contrariée (c’est très facile de me contrarier à 7h30 du matin) que j’ai immédiatement voulu vous en parler, comme ça, mine de rien, genre on s’est laissés hier, tu sais après la boum de Saint Sylvestre, tiens faut que je mette ma robe à paillettes au pressing. Hopla. On n’y aurait vu que du feu. Mais j’ai dû me mettre à un truc urgent et comme j’ai un peu une mémoire de poisson rouge en ce moment, j’ai oublié.

Donc mon effet est complètement foutraque, mais je tiens juste à dire que couvrir de lauriers une nana à la voix désagréable et dont tout le succès est dû à celui — fondé, celui-ci — de la très chouette Amy Winehouse, je trouve ça bête. Le manque de discernement entre ceux qui ont assez de talent pour ouvrir des voies et ceux qui ont surtout le nez creux et s’engouffrent derrière sans subtilité, ça m’agace un poil. Mais je ne m’étendrai pas plus sur le sujet, parce que je n’écoute ni Amy Winehouse ni Duffy, j’ai juste entendu leurs tubes comme tout le monde, c’est une impression que j’ai. La première m’est sympathique, l’autre balance vraiment trop de hautes fréquences à la seconde pour que ce soit tolérable.

[Ceci est un flagrant-délit de jugement biaisé et arbitraire, absolument pas fondé sur un examen honnête de la production de l’une et de l’autre. Mais comme je suis une vraie fasciste, ça ne m’arrête pas une seconde et je suis parfaitement d’accord avec moi-même.]

À part ça et toutes les autres choses qui m’agacent (mais ce blog n’a pas pour unique fonction de servir de déversoir à bile matinale, en réalité je peux être très agréable et positive comme fasciste), ça va bien. Esther est à la maison et se remet tranquillement, on regarde des films d’auteur en mangeant des choses bonnes. Pour ceux qui s’inquiètent (et c’est fort délicat de leur part), sachez qu’elle va bien mais qu’elle est pas exactement en état de passer des tas d’heures d’affilée penchée sur du A3 pour vous faire de beaux dessins.

J’espère arriver à trouver le temps de me remettre à bloguer régulièrement, je n’aime pas trop l’idée que mon PC ne me serve qu’à bosser, il n’est pas du tout fait pour ça. Et puis surtout j’aime bien vous raconter n’importe quoi.

Terre ! Terre !

Ces dernières semaines, j’ai traversé l’Atlantique en sous-marin en me nourrissant presque exclusivement de nouilles instantanées. Dans mon sous-marin, j’ai traduit des kilomètres de choses sans aucun intérêt, où il reste certainement plein de fautes parce que j’étais pas payée cher et que j’avais pas trop le temps de faire mieux. Dans n’importe quel boulot de freelance, il y a trois facteurs : qualité, rapidité, prix, choisissez-en deux madame, non pas les trois ça va pas être possible, vous comprenez, non c’est pas la crise, rien à voir.

Bref, j’ai enfin rendu Gros projet chiant, j’ai presque rattrapé mon retard sur Long projet chiant-mais-moins, j’ai du boulot jusqu’à l’année prochaine, c’est royal. En plus, je suis payée avec seulement 15 jours de retard, sans que j’aie besoin d’envoyer des mails Cosette (j’ai fait ça l’année dernière, à découvert le 20 décembre. J’ai envoyé un mail à une comptable très récalcitrante pour dire que mon frigo était vide et que je ne pouvais même pas offrir une orange à ma sœur malade pour Noël).1

Tout cela tombe très bien, parce que le boulot c’est bien mais ça fait pas une vie, sauf si vous êtes vulcanologue ou dresseur de dauphins. Je fais quand même pas mal de choses à côté, je continue d’alimenter Inspire me, je m’éclate sous Gimp (même que j’ai gagné un bouquin extraordinaire et jaune), je fais même des trucs avec des crayons et mes mains, ce qui ne m’était pas arrivé depuis quelques années, mais ça vous ne le verrez pas tant que ce sera moche, puis j’ai fait quelques trucs là-bas qui m’ont évité de m’ennuyer s’il était besoin.

Et puis, si je suis presque remise de l’élection d’Obama (qui va fermer Guantanamo et retirer les troupes d’Irak et peut-être même signer Kyoto, ah qu’il est fort ah qu’il beau ah qu’il est grand mon ami président des États-Unis), je dois avouer que je suis la chronique de l’explosion du PS avec un intérêt presque mesquin, et demain on va enfin savoir qui va secréter2 le parti le plus métastasé de France. Je me poile d’avance.

1. Pour ceux qui voudraient savoir ce qu’on m’a répondu, sachez que je me suis trompée d’adresse et que le mail est parti au robot qui envoie automatiquement les bons de commande.

2. Le président préside, le secrétaire secrète.

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