Pour les pas bien réveillés (parce que ça a commencé au début de la semaine), aujourd’hui c’est la Journée contre l’homophobie. Et je viens à l’instant d’apprendre que le transsexualisme n’allait plus relever de la psychiatrie. C’est une excellente nouvelle en soi, et pourtant j’hésite à la qualifier comme telle étant donné l’aberration que représentait cette précédente catégorisation. Disons qu’il était plus que temps de franchir cette étape qui rapproche un peu le traitement réservé aux transsexuel-le-s de la civilisation. Le chemin reste long pour y parvenir vraiment :
Pour autant, le rapport de la HAS est jugé insuffisant par le milieu associatif. Il tente, certes, d’améliorer la prise en charge actuelle mais « en saupoudrant les protocoles d’avancées qui n’arrivent pas encore à respecter le fondement même du droit humain », selon l’Inter Trans, qui ajoute que « les propositions avancées restent archaïques, frileuses et conservatrices. Qu’il s’agisse de juger du niveau du “trouble d’identité sexuelle”, de la stérilisation par réassignation sexuelle, du changement d’état civil, de l’hormonothérapie, du refus de prise en charge par les structures hospitalières ou de suivi pour des patients séropositifs, les divergences entre les propositions de la HAS et les revendications des associations trans demeurent importantes ».