Parce que j'ai aussi ouvert un blog pour y mettre les choses qui m'agacent au lieu de bassiner les gens qui sont autour de moi quand je m'énerve toute seule.
Résumé de l'article de Rue89 découvert ce matin (je vais aussi arrêter de lire ce truc c'est de plus en plus nul) : une élève du XIIIè arrondissement a été affectée de force dans un lycée pourri de Paris (merci aux journalistes sans imagination qui nous ressortent tous les ans le classement des établissements scolaires) alors qu'elle voulait aller à Fénelon faire allemand troisième langue. Scandale mes amis.
Pour aller vite, de nos jours on est affecté dans un lycée après avoir émis des voeux, comme quand on choisit sa fac. Donc, en gros, j'imagine qu'un bon 50% des listes des élèves de troisième ressemblent à ça :
- Henri IV
- Louis le Grand
- Fénelon
- Un lycée assez cool à moins de 5 stations de métro sans correspondance s'il-vous-plaît, où on m'a dit que le cappu de la machine à café était super bon.
Or, il est impossible de faire rentrer tous les élèves de troisième de Paris dans trois lycées seulement, ou même sept si on extrapole le dernier voeu. Et on peut également en déduire que certains lycées ne sont jamais demandés par les élèves.
Il faut donc bien, à un moment donné, ramener ces jeunes gens à la dure réalité des choses en appliquant le principe du vase communiquant, ceci afin de remplir les lycées vides et de ne pas faire de classes de 75 élèves à Fénelon (ce qui scandaliserait également les parents d'élèves, une espèce dont il faut se méfier comme de la peste dès la maternelle).
Le rectorat a donc ajouté automatiquement, dans la liste de voeux de certains élèves, des lycées caca-boudin où les élèves se battent et se droguent. Et comme les premiers voeux ne pouvaient pas être satisfaits, paf, affectation décevante.
Mes chers enfants, si vous aviez demandé des lycées normaux, vous auriez eu gain de cause. Vous avez voulu écouter les conneries élitistes dont on nous rabat les oreilles depuis que le Bac existe, ça vous apprendra. Pour les questions d'options, ben c'est comme ça, ça arrive. En première S, j'ai dû choisir entre les sciences expérimentales et le latin ; étant donnée la taille respectable de mon lycée de l'époque (2500 élèves) et mes deux langues vivantes, je n'ai pas été choquée, j'ai laissé tomber les sciences ex et j'ai bien fait (même si on rigole bien en TP).
Enfin, sachez que dans tous les lycées de France et de Navarre, on se bat et on se drogue. Oui, y compris à Henri IV. Sauf que dans ce lycée, certains élèves collent également des autocollants « Vive le Roi » joliment fleurdelysés dans les chiottes, et moi j'aimerais vraiment pas que mes enfants subissent ça.
